Trump et Biden réchauffent leurs troupes avant les «mi-parcours» – .

L’actuel et l’ancien président doivent s’affronter par meetings interposés, à l’issue d’une campagne qui a crûment exposé les divisions béantes de la première puissance mondiale.

Élections de mi-mandat mardi

L’actuel et l’ancien président doivent s’affronter par meetings interposés, à l’issue d’une campagne qui a crûment exposé les divisions béantes de la première puissance mondiale.

(AFP) – Deux hommes, Joe Biden et Donald Trump, qui jouent chacun leur avenir politique, et une Amérique qui s’apprête à tester à nouveau la solidité de sa démocratie : la course aux législatives cruciales de mi-mandat est, ce lundi, dans son tronçon à la maison.

L’actuel et l’ancien président doivent s’affronter à travers des meetings, au terme d’une campagne qui a mis à nu les clivages béants de la première puissance mondiale, qu’ils soient sociaux, raciaux, économiques ou, bien sûr, politiques. .


L’attaque au marteau du mari de Nancy Pelosi, à leur domicile de San Francisco, illustre les dangers qui planent sur les élus américains à deux semaines des élections de mi-mandat.


Alors que les candidats républicains menacent de ne pas reconnaître une éventuelle défaite lors de la multitude de scrutins prévus mardi et regroupés sous le nom générique de « midterms », alors que la prise de contrôle par Elon Musk du réseau social Twitter alimente les inquiétudes face à une vague de désinformation, voilà que la Russie souffle sur les braises.

« Nous sommes intervenus, nous le faisons et nous continuerons de le faire. Soigneusement, précisément, chirurgicalement, à notre manière », a déclaré lundi l’homme d’affaires russe Yevgeny Prigojine.

“Quatre ans de plus!”

Déjà accusé d’ingérence dans l’élection qui a porté Donald Trump au pouvoir en 2016, ce proche du Kremlin profère cette menace alors même que l’ancien président républicain continue d’alimenter le suspense sur une nouvelle candidature en 2024.

Le milliardaire est lundi à un meeting dans l’Ohio, Etat industriel du Midwest emblématique des préoccupations de cette Amérique qu’il a su séduire : la classe moyenne modeste, majoritairement blanche, vivant à la campagne ou dans les zones périurbaines , tentés par une baisse générale face à la mondialisation.

Dimanche, sous les cris « Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus!” de ses partisans, il les a exhortés à “rester à l’écoute” de ce rendez-vous de lundi.

Les Américains sont appelés aux urnes mardi pour renouveler l’intégralité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Une multitude d’élus locaux majeurs sont également en jeu.

« Vague rouge ? »

Après une campagne féroce centrée sur l’inflation, les républicains montrent une confiance croissante dans leurs chances de renverser entièrement le Congrès. C’est-à-dire non seulement prendre la Chambre des représentants, ce qui est le scénario classique aux « midterms », mais aussi arracher Joe Biden à son mince contrôle du Sénat.



Un rapport parlementaire pointe du doigt la gestion de l’épidémie de covid-19 aux Etats-Unis par les membres de l’équipe de Donald Trump.


Le parti rêve désormais ouvertement d’une “vague rouge” – la couleur des conservateurs. Kevin McCarthy, un possible futur patron républicain de la Chambre des représentants, envisage déjà de vastes enquêtes sur le dossier de Joe Biden, allant du retrait d’Afghanistan à la gestion de la pandémie de Covid-19.

“Nous n’utiliserons jamais la destitution à des fins politiques”, a également déclaré McCarthy à CNN, ajoutant que “cela ne veut pas dire que si quelque chose se produit, il ne sera pas utilisé une autre fois”. .

“Un choix”

Organisées deux ans après l’élection présidentielle, ces élections deviennent de facto un référendum sur l’occupant de la Maison Blanche, qui échappe très rarement au vote sanction.

Joe Biden devrait encore répéter lundi, pour son dernier meeting dans l’Etat du Maryland, en périphérie de Washington, que cette élection n’est pas un référendum sur son action mais “un choix”, notamment sur le droit à l’avortement et sur la avenir de la démocratie.

Face à l’efficacité de la campagne des conservateurs sur le coût de la vie, les démocrates ont pourtant tenté d’insister davantage ces derniers jours sur les grands chantiers lancés par Joe Biden pour faire baisser le prix des médicaments, réduire l’endettement étudiant, relancer l’emploi industriel… Mais les Américains n’en ressentiront pas les effets avant des années, alors que la flambée des prix est une réalité immédiate et concrète.

Donald Trump, de son côté, s’est lancé à corps perdu dans la campagne, donnant à ces « midterms » l’apparence d’un second tour du match 2020. Ou même une manche d’échauffement avant 2024 ?

Joe Biden dit jusqu’à présent qu’il a l’intention de se représenter, mais la perspective ne réjouit pas tous les démocrates, en raison de son âge – bientôt 80 ans – et de son impopularité.

états décisifs

Le scrutin, et notamment le contrôle du Sénat, doté d’immenses pouvoirs, se joue dans une poignée d’États clés – comme lors de l’élection présidentielle de 2020.

Tous les projecteurs sont braqués sur la Pennsylvanie, la Géorgie, l’Arizona, le Nevada, le Wisconsin et la Caroline du Nord. Tous ces États sont le théâtre d’intenses luttes, portant sur des centaines de millions de dollars, avec des candidats du côté républicain adoubés par Donald Trump, qui jurent fidélité absolue à l’ancien locataire de la Maison Blanche.

Au total, près de 17 milliards de dollars auront été dépensés pour cette élection selon le site Opensecrets, un record.

Egalement en hausse, le vote anticipé : lundi, plus de 40 millions d’Américains avaient déjà voté par anticipation aux élections de mi-mandat, dépassant le niveau des législatives de 2018, selon l’US Elections Project. Cependant, il est impossible de dire à qui profite cette tendance, même si historiquement, le vote anticipé penche du côté des démocrates.


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