L’herbe est-elle vraiment plus verte chez Mastodon que chez Twitter ? – .

L’herbe est-elle vraiment plus verte chez Mastodon que chez Twitter ? – .
L’herbe est-elle vraiment plus verte chez Mastodon que chez Twitter ? – .

Depuis le rachat par Elon Musk, les utilisateurs ont fait défection vers la concurrence.

Elon Musk le convoitait depuis plusieurs mois et, après plusieurs rebondissements, a finalement mis la main sur le réseau social Twitter et a conclu l’affaire le 27 octobre, pour la coquette somme de 44 millions d’euros. Soutenu par l’actionnaire Al-Walid bin Talal, le richissime prince saoudien, le patron de Tesla et de SpaceX a fait une arrivée tonitruante, claironnant haut et fort l’imminence d’une purge salariale : il a en effet limogé son PDG. et licencié sans ménagement la moitié des 7 500 salariés du réseau social – quitte à en rappeler certains plus tard. Défenseur de la liberté d’expression, le milliardaire libertaire a aussi promis de s’attaquer à la modération des contenus, provoquant des réactions indignées, chez lui, des membres de la Commission européenne et, de l’autre côté de l’UE. En Atlantique, de nombreuses associations de défense de la démocratie et des minorités, s’inquiètent des dérives racistes ou sexistes. A l’approche des élections de mi-mandat, les réactionnaires de tous bords se frottent les mains pour avoir ainsi le champ libre.

Parlez-vous mastodonte ?

La perspective de payer 8 euros par mois pour la certification d’un compte Twitter, comme cela a été annoncé, ou la crainte d’une gestion erratique par un gourou en roue libre ont précipité le départ de nombre de ses utilisateurs, à l’appel du hashtag LeaveTwitter , comme la chanteuse Toni Braxton ou le créateur de la série L’anatomie de GreyShonda Rhimes.

Les plateformes alternatives ou plus confidentielles ont ainsi vu leur population augmenter ces jours-ci : parmi elles, Mastodon bénéficie d’une petite hype grâce à un signalement d’utilisateurs – elle a dénombré 489 000 nouveaux utilisateurs depuis le 27 octobre. Cette plateforme de micro-blogging open Source et sans publicité a été créée en 2016 par un programmeur allemand, Eugen Rochko. Il permet à ses utilisateurs de poster des messages de 500 caractères, des photos ou encore des sondages. Cependant, la sécurité des données n’est pas là.

. Contrairement à Twitter, il est décentralisé, c’est-à-dire constitué d’un cluster de serveurs agrégés par centres d’intérêt ou hobbies : au lieu d’un flux unique, il s’agit donc de trouver un ou plusieurs serveurs parmi les quelques 3 500 disponibles. Un post s’appelle un “toot”, un retweet est un “boost”. Son utilisation, moins intuitive que Twitter, ne semble pas convaincre tout le monde. Le journaliste Eric Vernay, qui a tenté une migration, est dubitatif et compte les doléances : «Les notifications ne s’affichent pas, ou alors deux heures de retard, il y a plusieurs serveurs, le moteur de recherche ne fonctionne pas avec le nom des personnes que vous souhaitez suivre, il faut leur nom de domaine précis (et toujours compliqué)…”. La question est donc de savoir qui va y rester.

A noter également, du côté de Meta (ex-Facebook), que nous ne sommes pas en reste puisque WhatsApp en a profité pour lancer cette semaine Communities, une fonctionnalité permettant aux utilisateurs du système de messagerie instantanée de gérer facilement plusieurs groupes. . L’ancien PDG de Twitter, Jack Dorsey, prépare pour sa part le lancement en version bêta d’un nouveau projet, Bluesky, qui a cumulé plus de 30 000 demandes d’inscription sur sa liste d’attente en moins de 48 heures. Et si pour l’heure, face à une concurrence qui reste relativement faible, le désamour de Twitter ne signe pas forcément son arrêt de mort, Elon Musk n’a pas dit son dernier mot.

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