“Armaggedon Time” de James Gray raconte tout ce que Donald Trump déteste – .

“Armaggedon Time” de James Gray raconte tout ce que Donald Trump déteste – .
“Armaggedon Time” de James Gray raconte tout ce que Donald Trump déteste – .
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Avec l’aimable autorisation des fonctionnalités de mise au point Les jeunes acteurs Jaylin Webb et Michael Banks dans “Armaggedon Time” de James Gray

Avec l’aimable autorisation des fonctionnalités de mise au point

Les jeunes acteurs Jaylin Webb et Michael Banks dans “Armaggedon Time” de James Gray

CINÉMA – “Le temps d’Armaggedon” évoqué par James Gray, en hommage à une reprise de The Clash sortie en 1979, n’est pas celui de l’apocalypse nucléaire. Plutôt celle de l’apocalypse familiale de son jeune héros, Paul Graff, au début des années 1980 dans laquelle le réalisateur américain a transposé tous ses souvenirs d’enfance. Le film, avec Anne Hathaway et Anthony Hopkins notamment, sortira en salles ce mercredi 9 novembre.

Après avoir exploré la jungle de La cité perdue de Z et l’espace dans Ad Astra, James Gray retourne dans le quartier Queens de New York où il a grandi, pour raconter la majorité d’un adolescent, petit-fils d’immigrants juifs ukrainiens à qui il s’était autrefois consacré L’immigré. De retour en septembre 1980 dans une salle de classe publique, le jeune Paul Graff (joué par Banks Repeta, 14 ans) se lie d’amitié avec Johnny Davis (Jaylin Webb, 16 ans), un garçon noir qui vit seul avec sa grand-mère. Ensemble, le duo enchaîne les 400 coups… Jusqu’à ce que les parents de Paul décident de changer d’école.

“J’ai compris très tôt ce qu’étaient les privilèges”

Il intègre ensuite le lycée privé de Kew-Forest School dans les beaux quartiers de Forest Hill où le magnat de l’immobilier Fred Trump, le père de Donald, siège au conseil d’administration tandis que Maryanne Trump, la sœur de Donald, vient y tenir des conférences sur son parcours. de “femme autodidacte“, elle dit.

Un vrai pan de l’histoire, comme l’a confirmé James Gray au micro de Pierre Lescure dans “C à Vous”, lors du dernier Festival de Cannes où il était en compétition. “C’étaient plus ou moins ceux qui dirigeaient mon école. La sœur de Donald Trump, jouée par Jessica Chastain, n’arrêtait pas de nous dire à quel point elle avait travaillé dur pour réussir. Je me souviens que même enfant, je lui ai demandé : ‘Qu’est-ce que tu racontes ? ta famille est riche‘. J’ai compris très tôt ce qu’étaient les privilèges», assure le cinéaste.

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Anne Joyce Anthony Hopkins joue Aaron Rabinowitz, le grand-père du jeune héros dans “Armaggedon Time”

Anne Joyce

Anthony Hopkins joue Aaron Rabinowitz, le grand-père du jeune héros dans “Armaggedon Time”

Pour les parents de Paul, tous deux fils d’immigrants juifs arrivés aux États-Unis une génération plus tôt, qui «américanisé“leur nom de famille, entrer dans cette école note”l’aube d’une nouvelle vie» pour leur plus jeune. Le début du fameux rêve américain auquel ils croient fermement.

Sauf qu’à l’école Trump, le jeune Paul est entouré d’enfants issus de milieux très privilégiés avec lesquels il ne partage pas grand-chose, surtout pas ses passions pour Muhammad Ali et le Sugarhill Gang. Des camarades de classe qui traitent autrement sans vergogne avec “nègre» son meilleur ami Johnny à qui la société n’offre pas de seconde chance.

Anthony Hopkins en grand-père sage

Le film – que James Gray a écrit en pleine présidence Trump – commence à la veille de l’élection de Donald Reagan, dont l’arrivée au pouvoir marque le début d’une décennie de révolution conservatrice. UN “tournant dans l’histoire des États-Unis, marqueur profond des inégalités», insiste le cinéaste lors de la conférence de presse deheure d’Armageddon. “Le film fait la chronique de ces fissures qui commencent à se manifester et se propagent jusqu’à devenir des divisions sociales, politiques et raciales.

Et c’est grâce à son grand-père, le toujours impeccable et émouvant Anthony Hopkins, que Paul apprend la responsabilité morale de ne pas se taire. “N’essayez pas d’être parfait. Faites de votre mieux, mais n’acceptez jamais l’intolérance et le racisme et faites entendre votre voix »lui transmet le sage grand-père Aaron Rabinowitz, qui dans le film porte un feutre ayant appartenu au vrai grand-père de James Gray, la personne qu’il «le plus aimé au monde et en qui [il] avait le plus confiance”.

James Gray n’a pas pu retenir ses larmes à l’issue de la projection cannoise de son film tendre, drôle, parfois âpre et amer qui, à travers le quotidien d’une famille de trois générations, décrit les inégalités sociales et le mythe illusoire de l’”American rêver”. “Lorsque vous ne savez pas comment résoudre ces problèmes, vous vous contentez de les décrire, de les éclairer et d’espérer que les téléspectateurs trouveront des solutions. En tout cas, c’est ma philosophie.», conclut le cinéaste.

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Tags: James Grays Armaggedon Time Tells Donald Trump Hates

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