« Starmania » : un spectacle grandiose | Le Journal de Montréal – .

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« Starmania » : un spectacle grandiose | Le Journal de Montréal – .

PARIS | Plus de 40 ans après sa création, starmania renaît aujourd’hui sous sa forme la plus éclatée grâce au réalisateur français Thomas Jolly. Un spectacle grandiose, éblouissant porté par des voix de star, mais surtout digne du génie de Luc Plamondon et Michel Berger.

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Les titres de starmania sont gravés dans notre ADN collectif en tant que Ce soir on danse à Naziland, Le blues de l’homme d’affaires, Un garçon pas comme les autres ou Le monde est de pierre résonnent – ​​et continuent de résonner – de Montréal à Paris depuis plus de 40 ans.

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Photo courtoisie, Anthony Dorfmann

Cependant, lorsqu’ils reviennent dans leur contexte d’origine – ici, l’intrigue du spectacle – ils retrouvent toute leur charge émotionnelle. Cette fois portant le [tragique] sort des habitants de Monopolis, ils frappent au cœur avec une force décuplée, comme on l’a vu Le journal lors de la première médiatique de mardi soir, à la Seine musicale de France.

Paillettes et compagnie

Pendant trois heures, le réalisateur Thomas Jolly nous accueille dans un monde couvert de paillettes, de strass et d’éclats, dont on ne reviendra certainement pas indemne, submergé par la grandeur de l’œuvre de Luc Plamondon. C’est ultra lisse, ça pétarade à volonté et c’est une bombe divine.

Mais les excès visuels sont-ils tout à fait nécessaires ? Non. Par exemple, un éclairage nerveux, psychédélique et aveuglant utilisé à outrance gagnerait à être apprivoisé ou, à tout le moins, mieux dosé.

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Photo courtoisie, Anthony Dorfmann

On plonge encore volontiers dans sa folie pour rejoindre Marie-Jeanne, Ziggy, Sadia, Stella Spotlight, Cristal, Zéro Janvier et Johnny Rockfort à Monopolis, capitale du seul et unique pays qu’est devenu l’Occident. Ils dansent, courent et vivent les uns contre les autres – comme le dit le fameux refrain – malgré le spectre du totalitarisme et du terrorisme qui les guette insidieusement.

Et en cours de route, ils volent à tour de rôle la vedette avec des numéros musicaux explosifs, toujours sublimes. Parce que c’est ça, starmania : enchaînement ininterrompu – sauf l’entracte – de succès monstres qui refusent de plier sous le poids des années.

Des voix impeccables

Certes, certains noms sortent du lot, leurs voix s’élevant au-dessus de la mêlée. La première ? David Latulippe, artiste québécois au talent incroyable prêtant ici ses traits à Zéro Janvier. Le sien Le blues des affaires s’impose instantanément comme l’une des pierres angulaires de la soirée, jouée seule sur scène au centre d’un fabuleux ballet de faisceaux lumineux. Droit, touchant, puissant et parfaitement maîtrisé, son tour de chant est une classe de maître vocal.

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Photo courtoisie, Anthony Dorfmann

Un autre artiste québécois dans la distribution principale de ce nouveau starmania, Miriam Baghdassarian émerveille également dans la peau d’une Sadia insoumise et aguerrie, aux acrobaties vocales presque surhumaines. Évidemment, le talent québécois est utilisé à bon escient et risque d’impressionner nos cousins ​​français.

Côté talents locaux, on s’en voudrait de ne pas mentionner l’excellente Magali Goblet (alias Stella Spotlight) dont l’énergie brute rappelle autant celle d’une jeune Diane Dufresne que celle de la grande Mylène Farmer. Même chose pour Alex Montembault, qui insuffle une nouvelle identité à Marie-Jeanne en s’appropriant frontalement le personnage. Deux noms dont on se souviendra certainement.

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Photo courtoisie, Anthony Dorfmann

Bref, le succès est total. Et avec des rumeurs de plus en plus persistantes d’un passage dans la Belle Province l’année prochaine, il y a fort à parier que cette nouvelle version de starmania n’a pas fini de nous faire voir des étoiles.

  • opéra rock starmania est présenté à Paris jusqu’au 29 janvier.

Tags: Starmania spectacle grandiose Journal Montréal