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conseils de HappyVore et Upway, Financement – ​​.

conseils de HappyVore et Upway, Financement – ​​.
conseils de HappyVore et Upway, Financement – ​​.

C’est officiel : le spécialiste des alternatives végétales aux protéines animales, HappyVore, a désormais sa propre usine, dans le Loiret. Cette unité de production devrait être capable de fabriquer 10 000 tonnes de nuggets et de steaks de légumes qui seront ensuite distribués aux supermarchés et restaurants. Un investissement rendu possible grâce à 35 millions d’euros levés en série B avec Artal et des business angels déjà impliqués dans le projet, depuis la première levée de fonds de 3 millions réalisée en janvier 2020.

Chez Upway aussi, le dernier levé 23 millions d’euros avec les fonds Exor Seeds, Sequoia Capital et Origins apportera un coup de pouce bienvenu, après un premier tour de table de 3,5 millions en novembre 2021 qui a permis le lancement de la société. De quoi permettre à cette plateforme d’achat et de vente de vélos électriques reconditionnés de se tourner désormais à l’international. Mais pour convaincre les investisseurs de se lancer, il a fallu du temps et de l’énergie.

#1. Préparer

Le premier conseil peut ressembler à un bateau, mais il est essentiel : on ne se lance pas dans le lifting avec une fleur dans le fusil. L’exercice se prépare. “Ce qui est compliqué, c’est qu’il faut continuer à gérer l’entreprise en parallèlerappelles toi Guillaume Dubois, PDG et co-fondateur de HappyVore. Et plus il y a d’histoire dans l’entreprise, plus il y a de préparation pour les investisseurs. Les premières levées de fonds en phase d’amorçage sont donc souvent plus rapides à mettre en place, surtout lorsque les business angels sont privilégiés aux fonds. « Ici, on est plus sur le ressenti, l’affect. Pour HappyVore, certains n’ont même pas regardé les détails du projet. Ils ne s’intéressaient qu’à son impact », explique Guillaume Dubois.

Cela ne signifie pas qu’aucune préparation spéciale n’est nécessaire. Au contraire. Plusieurs éléments restent incontournables. “En particulier, un excellent pitch : incisif, court et qui traite de sujets essentiels”, précise Toussaint Wattinne, PDG et co-fondateur d’Upway. C’est aussi mieux choisir le bon moment, lorsque l’entreprise a suffisamment de trésorerie, conseille Guillaume Dubois. « Comme ça, on ne se retrouve pas stressé par la météo, avec un couteau sous la gorge. »

#2. Faites confiance au réseau

On ne soulignera jamais assez l’importance du réseau pour un entrepreneur, et cela est vrai lorsqu’on veut lever des fonds. Upway et HappyVore ont approché les premiers investisseurs potentiels directement via les réseaux des fondateurs, via Uber pour le premier et McKinsey pour le second. “Notre premier contact n’était pas intéressé, mais il nous a donné le nom d’une autre personne, qui à son tour nous a dirigés vers d’autres, et de fil en aiguille, rien que par le bouche à oreille, nous avons trouvé nos premiers investisseurs”, se souvient le PDG de HappyVore.

L’autre avantage de solliciter votre réseau est deélargir votre champ de possibilités. « Il faut multiplier les demandes de présentations. Plus la personne vous connaît, sait comment vous travaillez, plus le toucher sera pertinent », commente Toussaint Wattinne.

#3. Trouvez les investisseurs que vous souhaitez

Pas question toutefois de s’allier aux premiers venus. Choisir ses investisseurs, c’est comme se marier : mieux vaut partager la même vision et des valeurs communes pour que l’union fonctionne. “Il faut donc être proactif et ne pas attendre que les investisseurs viennent à vous”, recommande le PDG de HappyVore. Cela permet de sélectionner en amont les investisseurs susceptibles de correspondre au projet, sans perdre de temps à nouer des contacts qui n’aboutiront pas.

Une fois les premiers filtres en place, il faut penser large. Premièrement, parce qu’il peut être avantageux de montrer aux investisseurs qu’il y en a plusieurs en lice. Et puis parce qu’elle accélère la prise de décision, sans leur laisser l’impression que le temps ne presse pas. Pour son premier tour, Upway a négocié avec pas moins de 25 fonds. « Et encore, nous n’avions pas imaginé la diversité des fonds qui pouvaient exister, et nous n’avons pas regardé de trop près les business angels ! se souvient Toussaint Wattinne.

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Une équipe expérimentée et motivée est un atout aux yeux des investisseurs.
– Vore heureux

#4. Mettez-vous à leur place

Une fois les investisseurs approchés, encore faut-il les convaincre. Pour ce faire, il n’est pas nécessaire de tout mettre en œuvre. “L’important est de se mettre à leur place, de comprendre leur façon de penser et de leur parler des bons sujets”, résume Guillaume Dubois. Exit les informations non essentielles et les discours un peu trop arrogants. “Il ne faut pas faire semblant d’être meilleur que les autres, simplement différent », prévient le PDG de HappyVore. Et gardez l’essentiel en vue : “connaissez votre marché, la concurrence, votre produit”, poursuit-il.

Les investisseurs veulent aussi être rassurés sur le risque qu’ils s’apprêtent à prendre. Leur fournir des éléments tangibles pour les soutenir dans leur décision est donc toujours apprécié. Il peut s’agir, par exemple, de brevets déposés, de contrats commerciaux déjà signés ou d’une équipe projet expérimentée, motivée et maîtrisant son sujet.

#5. Gérez vos émotions

Les entrepreneurs sont peut-être bien préparés, mais il reste un aspect de la collecte de fonds sur lequel ils auront moins de contrôle : l’émotionnel. « Dans ce genre d’exercice, les hauts et les bas peuvent se succéder d’une heure à l’autre. Certaines discussions se passent très bien, d’autres sont difficiles. Cela peut facilement devenir difficile à gérer », prévient Toussaint Wattinne. Malgré tout, il faut garder confiance pour aller jusqu’au bout de l’ascenseur.

La présence d’un partenaire ou le soutien de l’entourage comptent pour surmonter cette phase souvent compliquée. « Pour ma part, nous fonctionnions en vases communicants avec mon associé, poursuit le PDG d’Upway. Quand l’un allait moins bien, l’autre le soutenait et vice versa. D’autant que certaines phases sont plus stressantes que d’autres, comme la due diligence. « À ce moment-là, vous avez dit non à tous les autres fonds et n’êtes liés qu’à ceux choisis. S’ils se refroidissent, la situation peut devenir très inconfortable », prévient Guillaume Dubois.

Tags: conseils HappyVore Upway Financement