« On a tout quitté pour ouvrir un concept store en plein cœur de Marseille » – .

« On a tout quitté pour ouvrir un concept store en plein cœur de Marseille » – .
« On a tout quitté pour ouvrir un concept store en plein cœur de Marseille » – .

« Avant de commencer avec Anaëlle N’Kaoua et Claire Lombard, j’ai étudié le commerce à Kedge Marseille. Pour mes différents stages dans l’industrie du luxe (Nose, Nina Ricci, Chanel, etc.), j’ai dû me rendre à Paris. Mais je savais que je reviendrais ! C’est ma ville préférée.

J’y suis revenu par l’entrepreneuriat, trois ans plus tard, au sein de l’incubateur de mon ancienne école. En janvier 2019, j’ai ouvert une parfumerie éphémère ‘L’Instant’. Cette aventure solitaire dura un an.

Mais les parfums ne me suffisaient plus, j’avais envie de nouveaux défis. C’est alors que j’ai rencontré mes deux futures compagnes : Claire, 34 ans, qui venait de s’installer à Marseille après plus de cinq ans dans la finance à La City, à Londres, et Annaëlle, 34 ans également, originaire de la région et professionnelle de l’événementiel qui travaillé pour Sodexo.

Comme à la maison

Nous avons l’idée d’ouvrir un concept store qui nous ressemble. Mais avant l’ouverture, la route était longue. Il fallait trouver le lieu – une ancienne boulangerie du quartier de Noailles de 130 mètres carrés – et le rénover, ce qui nous a pris en tout six mois de travail. Et nous nous sommes salis les mains !

Au total, le budget était de 250 000 euros, dont près de 30 000 ont été collectés grâce au financement participatif, dont l’objectif a été dépassé de plus de 193 %. Cela nous a donné de l’élan ! Nous avons mis 60 000 euros en fonds propres, le reste nous a été prêté par la banque.

100 clients par jour

C’est ainsi que ‘La Maison des Nines’ est née. Le nom est un clin d’œil à la cité phocéenne et à l’expression courante à Marseille ‘la neuf’ qui est une manière affectueuse de dire jeune fille (et une francisation de ‘nino’ en provençal d’après le livre de Richard Bouvier ‘Parler Marseille’, Ed .Jeanne Laffitte, 1999).

Les rénovations ont duré six mois. De gauche à droite : Claire, Anaelle et Estelle.RD

Nous avons pensé ce lieu comme une véritable maison avec trois espaces bien définis : une cuisine (café/restaurant), une salle de bain/dressing (100 références de parfums et de mode responsable) et une salle à manger (objets déco). Comme, nous avons tous les trois des compétences très complémentaires, chacun gère un espace : Claire s’occupe de l’aspect restauration, Anaëlle de l’événementiel et moi de la boutique (plus de 30 marques, 1 500 références).

Nos premiers chiffres sont encourageants : entre 30 et 50 clients par jour en semaine, et plus de 100 le week-end. Et nous sommes ouverts six jours sur sept. Aujourd’hui, nous employons dix personnes, le double en un an et demi.

Foodtruck et mode responsable

Côté événements, nous en avons fait une cinquantaine entre des vernissages, des dîners de chefs, des animations autour d’un produit (comme Cheese & Wine) mais aussi en extérieur avec des foodtrucks lors de festivals de musique ou de marchés.

Le premier week-end de ce mois de novembre, nous avons reçu Thomas Graham, le chef du Mermoz pour un dîner éphémère, et un brunch exceptionnel pour ce Californien exilé à Paris. Ce samedi 12 novembre, nous organisons une journée autour de la mode responsable avec une braderie, en présence de 10 influenceuses marseillaises.

Faites partie du quartier

Nous essayons également de créer des liens avec les associations de quartier et d’accompagner la dynamique de rénovation de cette partie du centre-ville de Marseille. Par exemple, nous avons créé un concours avec des chèques cadeaux pour les familles vivant autour de la boutique ou nous proposons d’offrir un café à un inconnu (vous payez d’avance et un jour quelqu’un qui pourra le réclamer). Nous faisons également appel à des femmes chefs, qu’elles soient apprenties ou cuisinières expérimentées. Le but : ne pas rester dans un entre-deux.

Notre principal défi est maintenant pour nous, les trois co-fondateurs, de sortir des opérations et de déléguer des tâches. A terme, nous aimerions dupliquer ce type de petit tiers-lieu dans d’autres villes du Sud. »

À noter

Si toi aussi tu as une belle (ou moins belle) histoire à raconter, n’hésite pas à nous contacter : [email protected]

Et pour lire d’autres témoignages inspirants, c’est ICI.

Tags: tout quitté pour ouvrir concept store plein cœur Marseille

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