Bientôt un monument à la mémoire des morts et disparus de la Seconde Guerre mondiale – .

Bientôt un monument à la mémoire des morts et disparus de la Seconde Guerre mondiale – .
Bientôt un monument à la mémoire des morts et disparus de la Seconde Guerre mondiale – .

Le site du Mémorial Alsace-Moselle à Schirmeck (Bas-Rhin) accueillera prochainement un nouveau « monument mémorial ». Le président de la région Grand-Est a dévoilé mardi ce projet, décidé en hommage aux morts et disparus d’Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale. “Ce monument témoigne qu’il est possible de faire coexister des histoires communes et pourtant si singulières”, s’est félicité Jean Rottner (LR), après l’échec du projet avorté du “mur des noms” en 2017, porté par son prédécesseur Philippe Richert .

La perspective de voir, par ordre alphabétique et sur un même monument, les noms de victimes civiles, dont des Juifs déportés et « malgré nous », parmi lesquels certains avaient pu participer à des crimes de guerre, avait alors suscité une vive polémique.

Le “monument mémoriel”, dont le nom définitif sera décidé ultérieurement, articulera “hommage collectif et parcours individuels”, selon Benoît Zeimett, patron du cabinet d’architecture lauréat de l’appel à projets.

Le bâtiment choisi, une masse minérale, monolithique, au toit aux extrémités saillantes, sera ancré en contrebas du Mémorial d’Alsace-Moselle, musée historique inauguré en 2005, et qui accueillait avant la pandémie 50 000 visiteurs par an.

Frédérique Neau-Dufour, présidente du comité scientifique qui a travaillé sur le projet, voit dans la structure « un carrefour, à la croisée de la mémoire et de l’histoire, de l’Alsace et de la Moselle […] émotion et science ».

Installé fin 2024

Des bornes interactives et immersives permettront aux visiteurs de faire défiler et de projeter par catégorie les noms des différentes victimes du nazisme, dans ces territoires annexés par le Reich après la débâcle française. Photographies, archives, témoignages, éclaireront une partie de la vie des 40 000 victimes identifiées, dont environ les deux tiers sont incorporées de force. Un espace sera dédié aux cérémonies à l’extérieur du cube de béton. “C’est un espace dédié à faire connaître cette histoire très étrange pour ceux qui ne la connaissent pas”, a résumé l’historienne.

Les noms des victimes juives, tsiganes, malades mentaux, homosexuels ou témoins de Jéhovah également déportés seront également affichés. “Aucun volontaire ni dans la Wehrmacht ni dans la Waffen-SS ne sera présent parmi les noms projetés”, a dédouané Frédérique Neau-Dufour.

La mise en service du bâtiment est espérée pour fin 2024, année du 80e anniversaire de la Libération. La Région financera intégralement le projet dont le coût est estimé à près de deux millions d’euros.

Tags: Bientôt monument mémoire des morts disparus Seconde Guerre mondiale

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