une obligation pour les agriculteurs, dont les charges explosent – ​​.

une obligation pour les agriculteurs, dont les charges explosent – ​​.
une obligation pour les agriculteurs, dont les charges explosent – ​​.

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, estime que les hausses de prix actuelles sont justifiées et que c’est le seul moyen, avec une grande distribution extrêmement dure sur les prix, de payer correctement les produits des agriculteurs.

“Nous nous dirigeons vers une période d’inflation et de prix élevés”. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, invitée de RMC ce mercredi, ne semble pas très optimiste pour l’avenir économique de la France et de l’Europe à court terme, mais estime que, pour l’alimentation, il faut que les agriculteurs parviennent à traverser la crise actuelle.

Egalement interrogé sur RMC-BFMTV mardi, Michel-Edouard Leclerc a affirmé que l’inflation – à 6,2% sur un an en octobre selon l’Insee – ne serait “pas que temporaire” et s’attend même à un “tsunami d’inflation, dressant une liste de mauvais augure”. des hausses de prix futures probables.

Christiane Lambert partage ce constat, alors que les prix alimentaires devraient s’envoler avec une hausse “à deux chiffres” en 2023 selon Michel-Edouard Leclerc. “Il ne faut pas tourner autour du pot, on a une augmentation de 26,7% de toutes les charges dans les entreprises agricoles, comme l’explique l’Insee”, précise-t-elle.

Mais Christiane Lambert, sans parler de pénurie, explique qu’il y a aussi une “rareté” sur de nombreux produits qu’il faut mettre en avant pour expliquer la hausse des prix. La grippe aviaire signifie que nous avons moins de volailles, la sécheresse signifie que nous avons moins de légumes, la sécheresse au Canada signifie que nous avons manqué de moutarde, la guerre en Ukraine affecte l’huile de tournesol, les inondations au Pakistan signifient qu’il y a des pénuries de riz…

Moins de “discussions sans fin” ailleurs

Elle estime que nous nous dirigeons vers une période d’inflation et de prix élevés, car c’est la seule façon de rémunérer les agriculteurs à leur juste valeur.

« La loi alimentaire protège les revenus des agriculteurs. Ils sont moins impactés car on part des coûts de production pour les négociations. Il y a du respect pour les prix payés aux agriculteurs parce qu’ils y sont obligés par la loi.

Il faudra donc s’habituer à ces hausses de prix selon elle, regrettant, en prenant l’exemple de l’Italie, où il y a moins de “discussions sans fin” sur les prix, au profit des agriculteurs. « Alors que nous avons l’inflation la plus faible d’Europe, il n’y a pas de pays où les distributeurs sont plus durs dans la négociation des prix. Cette culture a fait chuter de nombreux secteurs », attaque-t-elle.

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