vibrant hommage au patron du restaurant « Petit Bonheur », décédé dans un accident de scooter – .

vibrant hommage au patron du restaurant « Petit Bonheur », décédé dans un accident de scooter – .
vibrant hommage au patron du restaurant « Petit Bonheur », décédé dans un accident de scooter – .

l’essentiel
Reconnu et adoré par ses clients et ses amis, Fabien Bord-Levère, 51 ans, est décédé vendredi 25 novembre dans un accident de scooter, à Toulouse. Le propriétaire du restaurant « Le Petit Bonheur », dans le quartier des Carmes, était un amoureux de la vie, du rugby et de la gastronomie. Il laisse une femme, deux enfants et des amis inconsolables.

C’était son repaire, sa maison, son repère. Au fil des ans, il est devenu l’antre, la maison et le point de repère de tous. « Le Petit Bonheur », une invitation au plaisir. Multiples. L’amitié d’abord. Avant tout, l’amitié. C’est dans ce restaurant du centre-ville de Toulouse, rue des Filatiers, que Fabien Bord-Levère a construit ce cocon.
Avec Christelle, sa compagne, ils avaient fait de ce lieu un rendez-vous incontournable pour ceux qui aimaient partager. Un bon plat, un banoffee – sa spécialité – une anecdote qu’il aimait tant, un souvenir, peu importe… Dans la nuit de jeudi à vendredi, percuté par un scooter, le destin mit fin à son histoire et il fut le seul à pouvoir pour le faire taire.

Enfant d’Aude, Toulousain ancré sur la côte Pavée

Né à Carcassonne, il passe une partie de son enfance sur les pistes de Camurac, faisant de lui un skieur accompli. De là, il a gardé son fameux accent audois et sa passion pour le rugby, un sport et son histoire qu’il a sublimé grâce à une mémoire encyclopédique. Lycéen chez Jean-Pierre Vernant, au cœur de la Côte Pavée, il continue à y vivre entouré de ceux qu’ils aiment plus que tout au monde, Christelle, sa fille Billie et son fils Marius.

De nombreux amis et clients du restaurant sont venus déposer des fleurs ce dimanche rue des Filatiers à Toulouse
MDD

Un restaurant ouvert en 1999 où se sont rencontrés sportifs, hommes politiques, anonymes et bandes d’amis

Auparavant, il avait travaillé plusieurs années à Paris, dans l’hôtellerie, rencontrant ensuite quelques célébrités avec lesquelles, là encore, il avait su créer une réelle proximité. Passionné de vins, de gastronomie, fin cuisinier, il ouvre son restaurant en août 1999, une fois de retour à Toulouse.
Depuis plus de vingt ans, anonymes, sportifs, hommes politiques et artistes s’y retrouvent tous les soirs et comme tous ceux qui y sont allés une fois, tous y sont revenus.

Rugby, Platini, Belmondo…

« Le petit bonheur » était un menu à son image et des produits de saison qu’il prenait soin de préparer à sa manière chaque matin, grill tiré mais porte ouverte, écoutant la radio. Il lisait quotidiennement La Dépêche sur son smartphone, guettant autant un article sur l’une de ses innombrables connaissances qu’un petit mot sur son restaurant. Pas un lundi ne passe sans qu’il n’achète « Midol », sa bible, et ne rate un grand match de rugby.
“Qui nous déplace de toute façon !!??” Personne ne nous bouge !!! » il a signé toutes ses soirées tardives. Sous le choc, ses amis conservent “sa générosité, son sourire, ses bras ouverts, sa joie de vivre communicative”.

“Il portait les valeurs d’amitié et de fraternité”

“Il portait les valeurs d’amitié et de fraternité” rappellent d’autres qui l’ont bien connu. « A Cardiff, lors d’un déplacement pour assister à un match du XV de France, il avait même réussi à nous faire jouer « La Marseillaise » par des joueurs de cornemuse » sourit, ému, un de ses proches. « Le petit bonheur » était notre port d’attache, un endroit où nous savions que nous trouverions du réconfort », résume modestement un autre.
Fan inconditionnel de Michel Platini et de Jean-Paul Belmondo, il a disparu le même jour que Maradona et ceux qui le connaissent bien y ont vu son dernier clin d’œil. « Vous voyez ce que je veux vous dire ? comme il aimait à le répéter. C’est devant ce lieu désormais orphelin de son âme que ceux qui ont souhaité lui faire une dernière dédicace ont déposé photos et fleurs. Salut Fafa…

Tags : Toulouse vibrant hommage patron Petit Bonheur restaurant mort scooter accident

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