“ce qui nous sauvera, c’est la vaccination” dit un éleveur lotois – .

“ce qui nous sauvera, c’est la vaccination” dit un éleveur lotois – .
“ce qui nous sauvera, c’est la vaccination” dit un éleveur lotois – .

l’essentiel
Sept foyers de grippe aviaire ont été détectés en Dordogne, dans le secteur de Saint-Geniès. Une dizaine de villes lotoises ont été placées en zone de surveillance. Le secteur tremble de voir l’épizootie revenir dans le département. L’espoir de beaucoup d’entre eux d’éviter cette catastrophe ? Le vaccin.

Comme un goût de retour. « On croise les doigts pour être épargné », souffle Alain Lafragette, président de la FDSEA du Lot. Moins d’un an après les derniers foyers de grippe aviaire, l’épidémie fait son grand retour en Dordogne. Sept foyers y ont été détectés. « Il y avait des canards, mais aussi des volailles de fête. Tout a été abattu la veille de l’abattage pour le commerce, c’est un sacré coup », a déclaré Thierry Noireau, éleveur en Cœur-de-Causse. Plusieurs communes lotoises ont été placées en zone de surveillance. La crainte d’un retour de l’épizootie plane dans tous les esprits. « La filière est toujours sous pression, on n’a pas besoin de ça », assure Christophe Canal, président de la chambre d’agriculture du Lot.

“Nous vivons avec une épée de Damoclès”

« Nous vivons avec une épée de Damoclès en permanence au-dessus de nos têtes. On ne sait jamais quand ça va s’arrêter. D’ailleurs, on a l’impression que ça ne va jamais s’arrêter », soupire Christophe Canal. Pour l’instant, le Lot est épargné. Qui sait pour combien de temps ? D’autant que le début d’année est propice au développement de la grippe. Surtout avec les flux migratoires de la faune. « Tout joue contre nous », lance Thierry Noireau, éleveur de volailles touché par la grippe aviaire au printemps dernier. Un élément est tout de même positif : les vents sont moins forts que l’an dernier. « Ça s’était beaucoup diffusé dans l’air. Aujourd’hui, les vents viennent plutôt de l’ouest ou du sud », explique-t-il.

Pour éviter une situation aussi critique que l’an dernier, la profession attend beaucoup de la vaccination. Des essais sont en cours. Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, a annoncé sur franceinfo que le vaccin contre la grippe aviaire “sera prêt en juin”. « C’est une maladie endémique, il va falloir y faire face. L’industrie ne pourra pas survivre si elle est touchée par la grippe aviaire chaque année. Il faut que la vaccination réussisse, c’est ce qui nous sauvera », affirme Thierry Noireau. Un constat auquel souscrit le président de la chambre d’agriculture : “nous sommes impatients que la vaccination arrive”. Même si cette dernière est plus nuancée : « il faut encore traverser l’hiver. Nous avons peut-être encore une année compliquée devant nous ».

Respecter les mesures de biosécurité

Pour vous protéger, les mesures de biosécurité sont toujours en vigueur. « Ce qui est demandé est très strict vis-à-vis des éleveurs : des personnes qui entrent ou sortent des bâtiments… », lance Alain Lafragette. Autre règle : il ne doit pas y avoir de canard ou de poulet à l’extérieur. « On peut ouvrir aux volailles à partir de 10 semaines, soit 70 jours. Sachant que le poulet label classique part à 80 jours. Cette année, j’ai fait le choix de ne même pas les sortir », explique Thierry Noireau. Des dérogations peuvent être accordées pour les poulets, qui ont parfois tendance à s’entre-tuer à l’intérieur. Mais pour les canards, c’est plus strict : ils ne doivent pas sortir le bec. “Ils multiplient plus facilement le virus”, tente d’expliquer l’éleveur.

Règles à suivre à la lettre. « Les personnes qui ne les respectent pas prennent le risque d’être contaminées. Les services vétérinaires procèdent à des contrôles. Si une ferme est bloquée et devient plus tard une maison, elle n’aura pas d’indemnisation. Lorsque vous êtes un foyer, tout ce qui l’entoure doit être tué et mis à la poubelle. Cela pèse sur toute une filière », regrette l’aviculteur. Le grand public est également concerné : « un poulailler amateur c’est pareil. Les gens doivent se rendre compte qu’ils peuvent être contrôlés et qu’ils peuvent avoir une amende. A plusieurs reprises, les clusters sont partis d’exploitations agricoles amateurs », affirme Thierry Noireau. Il ne reste plus qu’à espérer que l’année dernière ne soit qu’un mauvais souvenir.

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